Son Collectif

Depuis 2020, Loïc se lance dans une nouvelle aventure : celle de se laisser porter par un collectif.
Il rencontre Lucie Castet, Magali De Bortoli, Jonathan Dupui, Cynthia Perrein, Bastien Lasserre, Habib Belaribi, Anne Lucie Dumay, Farid Lagoune, et se met à construire avec eux le "projet Château".

Ainsi, lors de cette résidence consacrée aux bijoux, chacun des 9 se met au service de l’activité de Loïc. La marque les Porte-Rêves devient ICÖL, personnage de la mythologie du phare flottant.
Au fil de la semaine, la création des bijoux de Loïc vient rencontrer l’élan artistique porté depuis déjà deux ans dans ce collectif : celui de se tourner vers l’extérieur.

Et voilà dans quelle ambiance ce site internet s’est créé…


NEUF+2 : Des bijoux pour Franca Rame et Dario Fo




- dans cet enregistrement audio : Cynthia parle de son activité de couturière autonome et de sa rencontre avec Jonathan, Anne Lucie, Habib et Bastien -




Depuis l’apparition du clown Mouce, où la suprématie du Caprice est bien ce qui détruit tout ; qui n’est qu’un autre mot pour dire “désir”.
Comme un appel puissant au grand ordre, que pourrait porter celui qu’on nomme patron ou père : “qui est là pour me dire d’arrêter de faire de la merde ?!”


Et, mis en scène, par le clown, la simple pureté qu’est la rage de vivre. Mais quoi?
Tous les dimanches qui ont suivi ont été des temps de spectacle de petite forme (en improvisation totale, ou par un temps de travail court de quelques heures ou jours, avec un regard extérieur. Forcément.) Et chaque dimanche, sont venu.e.s des habitant.e.s de la Digue, et même un peu plus.



En plus de faire vivre un semblant de programmation chaque dimanche, pendant ce joyeux confinement, chaque semaine, nous travaillons pour mener à bien notre projet Château. Ou île…



Là où l’entièreté du collectif se tourne vers l’un de nous pour l’avancement de son activité, comme étant aussi essentielle que n’importe quelle autre, même lorsque l’on pense à la nôtre.


- dans cet enregistrement audio : Habib, Jonathan et Cynthia demandent à Loïc d'exprimer tous ce qui lui parait nécessaire à son activité artisanale... -

Là où, de toute manière, tous les gestes de tout le monde servent autant leurs projections propres que le sujet à reconnaître : cela pourra-t-il se faire sans, un jour ?..
Et tout cela se fait dans un temps donné, ici : 1 semaine (il nous en a fallut finalement 2…).
Pour quel sujet ?

ICÖL
.



1. Rétrospective


Nous avons vu monter sur cette scène de fortune Bastien, Farid, Lucie et Magali.


Le deuxième dimanche, le 15 novembre, c’est Farid Lagoune qui appréhendait pour sa première fois l’espace scénique face à un public.
Si son désir perdure, le projet de ce personnage, de ce clown peut-être, est de se redresser face à la bêtise de la violence telle qu’elle se vit encore en sourdine dans les cités abandonnées. Et y pleurer son exact reflet…

Apparition scénique #2 : "Fifoune" | nov 2020 .

Le troisème dimanche, celui du 22 novembre. C’est Lucie Castet et Magali De Bortoli, qui, elles aussi, faisaient face à un public par la présence de leurs clownes. Pas encore nommées. Les deux faisant L’oon.
Il était question d’un rien.
D’une mort peut être.
D’amour, toujours.
De l’espace théâtral comme un espace impossible.
De la raison des clowns sur terre : miroirs de la certitude de ce qui nous lie.



2. Le quatrième dimanche


Et celui-ci donc, le quatrième, le 29 novembre, c’est Julie qui joue, non pas pour du clown, mais bien du théâtre ; et pas n’importe lequel, celui qui passe par les mots enchevêtrés et échangés entre Franca Rame et Dario Fo, auteurs italien.ne.s du XXème siècle, pour un de leurs monologues de leur célèbre Récits de Femmes.
C’est le choix de Julie Hercberg que ce monologue. C’est face à moi qu’elle propose, et re-propose sur la semaine qui précède. Bastien se met à filmer, ou à photographier pour des instants comme ceux-là.


Quatre moments de vie. Quatre bijoux.


Pourquoi s’octroyer le droit des détails, comme des bijoux, sur la scène?
Si la beauté est là et si la scène est suffisamment petite ?
Et si le geste est reconnu dans le texte?
Quel sens pouvons-nous reconnaître collectivement sur la nature profonde de la pierre ?..

“- Comme celle de la plume ?!” demanderait ICÖL, une fois posé sur les genoux de YEROELLE.


Quel sens pouvons-nous reconnaître collectivement de la présence de Loïc, représentant exact de l’autre dans sa singularité ?
Comme étant ce qui nous donnera la fougue suffisante, à Julie comme à chacun de nous, d’avoir la possibité de voir enfin au plus loin des possibles, comme les plus enragés des chiens. Comme un droit de vivre ferme face à la bêtise de la condition humaine. Comme un cri de douleur trop incrusté pour disparaître :

“- Je ne m’arrêterai pas de créer !
(comme seul véritable cri pour revenir à la tranquillité)



Nous formons un ensemble, ici, alors les cris s’entendent illico.
Et les oreilles se tournent.
Un spectacle démarre.



"-Que pouvons-nous faire dans ce bas monde à part des ponts? (certain de la solution qu’il aurait trouvé comme seule solution possible)
-Flotter! (répondent-ils en choeur par l’inquiétude, la colère, la joie ou la certitude)
-Ou Sombrer. (rajoute le plus conscient d’entre eux)
-Ou se reposer sur mes genoux. (en sourit Yeroelle)


> LIRE LA SUITE… >